Letras
Écoutez, voyageurs, la vieille vérité,
Qu'au fond des grandes forêts, les anciens ont gardée.
D'une enfant couronnée, farouche et sans détour,
Qui préférait la chasse aux promesses des cours.
Aelyrwen son nom, la Rouge était sa cape,
Première des Chasseurs dont nul jamais n'échappe.
Elle gardait les bois et les chemins oubliés,
Là où même les dieux n'osaient plus s'aventurer.
Ô chantez la Rouge, gardienne des forêts,
Qui marcha jusqu'au seuil où le songes renaît.
Car nul ne voit le mal sous ses habits d'honneur ;
Il murmure tout bas... puis s'installe en nos cœurs.
Sa mère lui remit un message ancien :
« Ta grand-mère t'attend ; prends garde au vieux chemin.
Ne tends jamais l'oreille aux voix de l'inconnu ;
Les plus doux des discours sont parfois les plus crus. »
Le soir fit naître un feu sous les branches dormantes ;
La nuit déploya soudain ses ailes inquiétantes.
Alors sortit du noir un regard éternel,
Morcanthe apparut, beau comme un criminel.
« Tu veux sauver les tiens ? Tu ignores encore
Que le monde appartient à ceux qui ont l'or.
Pour vaincre les monstres, deviens donc leur miroir ;
Les faibles ont la loi, les puissants le pouvoir. »
Et la princesse, hélas, prêta son cœur aux ombres ;
Le doute fit son nid dans ses pensées les plus sombres.
Ô chantez la Rouge, gardienne des forêts,
Qui marcha jusqu'au seuil où le songe renaît.
Car nul ne voit le mal sous ses habits d'honneur ;
Il murmure tout bas... puis s'installe en nos cœurs.
Les arbres refermèrent leurs antiques ramures ;
Le silence tissa d'invisibles murmures.
Ses compagnons criaient son prénom dans le vent ;
Leurs appels se perdaient parmi les pins mouvants.
Son regard devint braise, et son souffle tempête ;
La princesse mourait pour enfanter la Bête.
Ses pas ne faisaient plus le moindre bruit de chair ;
La forêt retenait jusqu'au chant de l'hiver.
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Enfin parut la Reine à l'antique demeure;
Son sourire s'effaça devant les sombres heures.
Elle lut dans ces yeux un éclat étranger,
Comme un feu dévorant qu'on ne peut apaiser.
Elle trouva les mots aux questions ancestrales,
La Reine accorda alors une confiance fatale.
La Bête avançait déjà, le destin suspendu ;
Le temps semblait figé dans un silence absolu.
Alors surgit soudain, sans un mot, sans fracas,
Virelghaen venait, droit comme un vieux trépas.
Sa lame resta basse, il n'offrit point la guerre ;
Son courage parlait plus fort que le fer.
Trois visages vivaient dans une même âme :
La Fille et son espoir, la Bête et sa flamme ;
Puis le Chasseur enfin, gardien de l'équilibre,
Qui choisit chaque jour de laisser l'autre vivre.
Car vaincre le démon n'est pas toujours le tuer ;
Le plus rude combat consiste à le garder.
Ô chantez la Rouge aux marques de brasier ;
Elle veille toujours aux lisières oubliées.
Sous des traits de princesse ou de monstre écarlate,
Elle juge les cœurs que leur orgueil égare.
Reste donc sur la route où marchaient tes aïeux ;
Les conseils des anciens voient souvent bien plus loin.
Car les voix de la nuit promettent des royaumes...
Et laissent au matin le silence des tombes.
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Lorsque souffle le vent dans les forêts profondes,
Les anciens parlent bas pour que nul ne réponde :
« Entre la Fille, la Bête et le Chasseur,
Marche encore une ombre qui connaît tous les cœurs.
Malheur à celui-là qui quitte le sentier ;
Balgriffe voit toujours ceux qui veulent tricher. »
Estilo de Música
Dark, Adventurous, Mysterious, Male Vocals, Female Vocals, Mandolin, Flute, Drums, Fast (120-168 BPM)